2011 - 2011/02/04 - DVD Mâcon

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UN NOUVEAU DVD EN IMAGES DE SYNTHÈSE PRÉSENTE MÂCON À L’ÉPOQUE GALLO-ROMAINE.Nos ancêtres, les Romains

le 04/02/2011 à 05:00 par Anthony Defois

 

 

L’école des Arts et métiers Paris tech et le Groupement archéologique du Mâconnais ont réalisé un document numérique reconstituant la ville entre le II e et le V e siècle. Le film sera diffusé aujourd’hui.

Le manque de données concrètes ne permet pas d’établir un plan précis de l’organisation urbaine de « Matisco » à l’époque antique : « C’est davantage une évocation qu’une reconstitution », précise Daniel Barthélemy, archéologue à l’Inrap et président du Grou- pement archéologique du Mâconnais. Les découvertes archéologiques et documents anciens livrent tout de même quelques indices.

La nécropole se situait entre la rue Charles Rolland et celle des Cordiers, limitée par la voie ferrée à l’Ouest et la rue de Lyon à l’Est. Elle s’étendait sur 10 hectares, avec une occupation assez extensive. À l’époque, les cimetières étaient installés à l’entrée des agglomérations, le long des axes principaux.

Trois routes principales traversaient la ville : l’actuelle ex-RN6 du Nord au Sud, l’axe en direction d’Autun, qui correspond à la rue de l’Héritan, et la dernière en direction du sud-ouest, dont l’emplacement précis n’est pas connu.

La place Saint-Étienne abritait autrefois une église baptisée « Saint-Étienne-au-port », érigée à l’angle de la place et du quai Jean Jaurès. Ce nom laisse supposer que l’activité portuaire était implantée à cet endroit. Un gué permettait aussi de traverser la Saône pour joindre l’autre rive, à la hauteur de l’église de Saint-Laurent.

Le haut de la rue Lamartine et le square de la Paix constituaient le forum, centre politique et religieux de la ville. Les affaires de la cité étaient gérées à cet endroit, et le « maire » de l’époque (le magistrat) se prénommait Caïus Sulpicius. Les temples incarnaient les divinités (notamment Jupiter) pour lesquelles les habitants déposaient des offrandes. Un théâtre et des thermes avaient probablement été construits autour de cet espace prééminent.

Les recherches archéologiques ont permis de découvrir une riche demeure rue Tilladet, une « domus ».

L’implantation de l’ex-cathédrale dans le secteur du vieux Saint-Vincent n’est sans doute pas anodine. Les fragments de mosaïque retrouvés à cet endroit peuvent interpréter une forte activité politique ou religieuse. Aucun élément concret ne permet de dessiner la composition de la zone incluant le plateau de la Baille et le centre-ville. Le bas de la rue de l’Héritan regroupait sans doute des habitations modestes.

L’emplacement du parking Monnet-Goyon, rue Rambuteau, faisait office de carrière, où était tirée la terre utilisée pour les constructions. Une fois l’exploitation terminée, les chevaux morts y étaient enterrés.

Découvert en 1754 au carrefour de la rue des Épinoches et du cours Moreau (lors des travaux pour l’hôtel-dieu), le trésor de Mâcon a été enterré vers 260 après J-C. Une période de guerres civiles et d’invasions. Selon les écrits, il contenait 30 000 monnaies d’argent et d’or, de l’orfèvrerie et des statuettes. Les seuls restes de ce trésor sont conservés au British museum : un plat en argent et sept statuettes.

Après l’époque gauloise, puis romaine, un autre DVD est actuellement en préparation sur Mâcon à la Renaissance (en 1569 et 1754).

Projection du DVD « Mâcon à l’époque romaine » aujourd’hui à 18 h 30 à la médiathèque. Entrée libre

 


Date de création : 29/01/2013 @ 12:32
Dernière modification : 29/01/2013 @ 12:33
Catégorie : 2011
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