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cachette ou réserve ? - par daniel le 03/12/2019 @ 14:05

Cachette, réserve ou autre chose ?

Deux opérations archéologiques menées à Mâcon ont permis de découvrir des céramiques dont on peut se poser la question : s'agit-il de réserves, de cachettes ou d'autre chose ?

En effet dans chaque cas,la découverte consistait en un pot recouvert d'un autre vase en guise de couvercle.

Rue Tilladet en 2005,, le pot en céramique commune tournée grise avait été installé en bordure d'un bâtiment.  Le vase faisant fonction de couvercle était une coupe en céramique terra nigra. L'assemblage est opportuniste  car nous n'avons pas affaire à des productions similaires. Le pot appartient à la vaisselle culinaire alors que la coupe fait partie de la vaisselle de table.

 

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La seconde découverte date de 2019 et provient du diagnostic effectué par l'Inrap sur l'ilot Laguiche à proximité de la place aux Herbes. Le pot est là aussi en céramique tournée grise tout comme le couvercle qui ici est assuré par un plat à cuire.

 

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La fouille du contenu des pots n'a pas révélé de contenu alimentaire ou autre.  La présence d'un couvercle nous autorise que l'on désirait protéger ce qui avait été placé à l'intérieur du vase. Nous pouvons penser aussi que le couvercle émergeait du sol. Il est tentant de voir dans cette pratique une volonté de créer une cache mais rien ne permet de l'affirmer. Les pots du type retrouvé ont servi d'urne funéraire mais en l'occurence nous ne sommes pas dans ce cas de figure hors de la nécropole.

 

Souhaitons que de futures découvertes nous apportent la solution !

 

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Le Mont Châtel - par daniel le 11/10/2018 @ 12:14

Sortie au Mont Châtel

à la découverte d’un exceptionnel site mérovingien

le 12 septembre

 

Par Marc Bonnetain

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Sept membres du Groupement archéologique du Mâconnais ont participé le 12 septembre à une visite fort intéressante du Mont Chatel situé sur la commune de Pressiat, dans l’Ain, au nord de Bourg-en-Bresse. Sur ce mont, se dressant au sud du Mont Myon, ont été découverts les vestiges d’une occupation datée des VIe et VIIe siècles. La présence sur la partie sommitale du Mont Châtel des vestiges de deux églises fait de ce lieu un site majeur de la période mérovingienne.

 

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Au terme d’une ascension très forte les mâconnais ont pu bénéficier d’une visite commentée du responsable de cette fouille programmée, David Billoin, archéologue en thèse sur le sujet, qui a dirigé bénévolement ce chantier pendant un mois en compagnie d’une vingtaine de personnes, étudiants et habitants des environs.

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Les travaux entrepris n’ont pas pour but une fouille exhaustive du site, la problématique suivie est avant tout d’identifier la nature de l’occupation.  Lors de la visite les archéologues travaillaient sur des secteurs différents : l’habitat, l’espace funéraire, la plate-forme périphérique et son accès. Ce site interpelle, pourquoi avait-on construit en un lieu aussi difficile d’accès ? Quelle autorité de l’époque fut le maître d’ouvrage de ces aménagements ? Qui demeurait en ce lieu ?

 

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Les recherches dévoilent peu à peu une histoire qui a laissé bien peu de documents écrits.

 

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Vue sur Pressiat en contrebas du site.

 

A l’issue de la visite les mâconnais ont pu se restaurer sur place en compagnie d’Agnès Ducaroy, responsable du musée du Revermont à Cuisiat qui a ensuite fait visiter celui-ci. Une exposition de plans, photographies, documents audiovisuels, restitutions et mobiliers découverts au Mont Chatel et sur d’autres sites contemporains, y est présentée.

 

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Cette exposition à la fois pédagogique et scientifique s’attache à expliquer le travail des archéologues et les résultats obtenus. Elle apporte ainsi bien des éclairages sur le site et révèle sa richesse. A noter parmi les éléments figurants dans l’exposition, le panneau de tête d’un sarcophage en grès décoré d’un chrisme et deux croix latines. Cet objet revêt un intérêt particulier pour les mâconnais puisque le grès qui le constitue provient de notre région et le décor présente de grandes similitudes avec celui d’un des sarcophages de l’église Saint-Clément à Mâcon.

NB : l’exposition « L’énigme du Mont Châtel, nouveaux regars sur l’Ain mérovingien », ouverte depuis le 15 juin 2018 se prolonge en 2019

http://patrimoines.ain.fr/n/exposition-s-a-l-affiche/n:699

 

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Sur la route du retour la petite équipe a fait halte à Meillonnas pour voir les fresques de l’église datées des XIV et XVe siècles et prendre un verre chez un oncle du président Daniel Barthelemy.

 

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Eté 2018, fouilles rue Gambetta - par daniel le 18/09/2018 @ 09:08

Eté 2018, fouilles rue Gambetta

La nécropole antique au fil de la tranchée

Une opération archéologique menée par l'Institut National de Recherches Archéologiques (Inrap)

Clichés C. Capdeville, Carole Fossurier et D. Barthèlemy (Inrap)

 

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En juillet et août de cette année 2018, la mise en place d'un réseau de chauffage urbain, rue Gambetta à Mâcon, a été l'occasion de nouvelles découvertes concernant la nécropole antique.  Une parfaite collaboration avec ENGIE, en charge du chauffage urbain sur la ville, a permis de réaliser cette opération de la façon la plus efficace malgré des conditions d'intervention délicates.

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Après l'enlèvement des couches supérieures dont l'enrobé et le niveau d'anciens pavés, les archéologies sont attentifs et tentent d'identifier le moindre indice pouvant révéler la pr"sence de vestiges archéologiques.

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En haut de la rue, des premiers niveaux sont repérés et font l'objet d'un relevé photographique.

 

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Dans une tranchée étroite les précautions liées à la sécurité sont drastiques. Au-dessous de 1,3 m il faut travailler avec des blindages qui empêchent les possibles effondrements. Le nettoyage des coupes pour observer les couches de terrain, la stratigraphie, est une étape incontournable pour les chercheurs.

 

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Au pied de la coupe un squelette humain est mis au jour. Le défunt est allongé sur le dos. Cette découverte confirme que la rue Gambetta se place au coeur de la nécropole gallo-romaine de Mâcon.

 

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Après un dégagement rapide, car l'enjeu est de ne pas interrompre trop longtemps le chantier, l'équipe des archéologue s'organise pour relever le maximum de données pour pouvoir ensuite interpréter au mieux cette sépulture. Les observations de l'anthropologie Carole Fossurier, permettent déjà de dire que l'individu retrouvé a été inhumé dans un contenant en bois, probablement un cercueil. Ce dernier n'a pas résisté au temps.

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Les vestiges découverts font l'objet d'un enregistrement topographique. Ils pourront être précisément replacés sur un plan.

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Une nouvelle inhumation a été retrouvée. Une fois le squelette dégagé l'anthropologue se remet patiemment au travail.

 

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Le creusement de la tranchée se poursuit et...

 

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...  Et voici qu'apparait le couvercle d'un sarcophage !

La plus belle et spectaculaire trouvaille de ce chantier d'archéologie préventive.

La présence de ce tombeau de pierre n'est pas à proprement parler une surprise puisque en 2011 dans ce même secteur six sarcophages avaient été repérés dont quatre furent fouillés.

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Le calcaire fin et blanc dans lequel est taillé ce sarcophage permet de situer son lieu d'extraction aux carrières de La Lie à La Roche Vineuse.

 

 

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Les archéologies bénéficient d'une certaine chance puisque le sarcophage est positionné dans l'axe de la tranchée ce qui va faciliter son extraction. Cette phase de prélèvement demeure cependant extrêmement délicate d'autant que le tombeau s'avère brisé en deux. Cette cassure demande encore plus de précautions. L'implication des membres de l'équipe de terrassement qui prennent en main l'opération va assurer sa pleine réussite.

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Avec un soin tout particulier la pelle mécanique dégage la cuve du sarcophage.s

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Il faut guider le conducteur de pelle qui ne peut pas tout voir depuis sa cabine.

 

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Vérifications avant le relevage.

 

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Une partie du sarcophage est arrimée, dernière concertation...

 

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Prêt !

 

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Archéologues et équipe de terrassement retiennent leur souffle...

 

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L'opération sera un succès devant un large public attiré par l'évènement.

 

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Le sarcophage est stocké pour le moment dans un dépôt municipal grâce à la collaboration des services de la ville de Mâcon et en particulier le musée des Ursulines. Il fera l'objet d'une fouille très prochainement. A n'en pas douter ce remarquable témoin des pratiques funéraires antiques prendra place un jour en bonne place au sein des collections du musée.

 

 

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Dans la suite du terrassement, une nouvelle sépulture est découverte.

 

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Il faut sortir les petits outils ! Alban Tremblay, stagiaire de l'Université Lyon 2, dégage minutieusement les ossements du squelette.

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Ces inhumations livreront probablement d'autres informations après étude. Des datations au carbone 14 permettront de caler chronologiquement ces tombes.

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Nouvelle surprise, une incinération. L'urne en céramique apparait dans la coupe. Il va falloir l'enregistrer puis la prélever. Sa fouille sera réalisée dans un second temps. Ce type de tombe se rattache aux pratiques funéraires des Ier et IIe siècles de notre ère.

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L'ensemble de la terre contenue dans la fosse où l'urne est déposée est recueillie pour être tamisée et étudiée finement à la recherche de charbons et autres restes. De telles analyses viennent éclairer les pratiques funéraires de nos ancêtres gallo-romains.

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Le chantier archéologique s'achève.

La fouille n'est que la première partie du travail. Ecrire l'Histoire demande encore de nombreuses heures de recherches en laboratoire. Mais les résultats déjà obtenus sont prometteurs...

 

 

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