2013 - 2013/02/02 - Rue Rambuteau

 

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HISTOIRE. TROIS ARCHÉOLOGUES ONT FAIT PARLER LES SOUS-SOLS DE LA RUE RAMBUTEAU DURANT QUATRE JOURS.Sur les traces de nos ancêtres

le 02/02/2013 à 05:00 par MARC BONNETAIN (CLP)

Daniel Barthélemy devant la canalisation en pierre  M. B. (CLP)

Daniel Barthélemy devant la canalisation en pierre  M. B. (CLP)

L’Institut national de recherche archéologique préventive a effectué, de lundi à jeudi, un diagnostic archéologique rue Rambuteau.

L’inspection a eu lieu dans une vaste cour qui sera, d’ici un an, au cœur d’un ensemble immobilier de vingt logements, dont douze en location et huit en accession à la propriété.

Senphlra immobilier va débuter les travaux de son « Clos Rambuteau » d’ici environ trois mois. Avant, il a fallu vérifier que les sous-sols de la cour, qui accueillera vingt places de parking, ne recélaient pas de traces majeures du passé mâconnais. Pierre Quenton, Guy Cordenod et Daniel Barthélemy ont donc joué les terrassiers, aidés par une pelle mécanique.

Des vestiges datés de – 100 avant JC

Cette zone hors des remparts, en limite d’une ville qui allait jusqu’à la voie ferrée, est sensible. Sur des secteurs voisins, on a trouvé pas mal de choses. Ici pas de tombes, mais des vestiges à deux mètres de la surface qui témoignent d’une présence humaine de – 100 avant JC à plus 200 de notre ère.

Les murs d’une habitation ont été mis au jour, ainsi qu’une canalisation en pierre de belle facture. Les habitants devaient avoir quelques moyens car leur maison, qui a brûlé, était couverte de tuiles. Dans la coupe stratigraphique du terrain, on peut voir des traces d’enduits qui recouvraient les murs. Côté sud, on a trouvé de l’habitat et au nord des cours, des jardins et des terrains vagues.

Au II e siècle, une période d’insécurité a conduit les habitants à se réfugier dans le Mâcon intra-muros. Les terrains de la rue Rambuteau sont retournés à la culture. On attendra la fin du XVIII e siècle pour que s’élèvent des maisons le long de la rue Rambuteau, puis le début du XIX e pour que l’intérieur de la parcelle fouillée soit construit.

Ce sondage de diagnostic, s’il a été fort intéressant, ne devrait cependant pas entraîner une fouille plus poussée. Laure Dobrovitch, de l’Inrap Dijon, est venue le constater. Vendredi, les tranchées ont été rebouchées.

 

 


Date de création : 03/02/2013 @ 17:30
Dernière modification : 12/02/2013 @ 17:40
Catégorie : 2013
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